Dr Mohamed Benomari
Avec les couts d’état successifs en Afrique, on assiste dans le continent à un « Tsunami » des jeunes africains frustrés, déçus, méprisés et marginalisés par leurs gouvernements successifs. Ces jeunes veulent plus de dignité, plus de démocratie, plus de prospérité et plus d’émancipation.
Il s’agit d’un réveil d’une nouvelle génération d’un mouvement populaire qui aspire à une nouvelle répartition équitable des richesses, d’un gouvernement démocratique et d’un développement socio-économique durable.
C’est dans ce contexte que les militaires nigériens cristallisent cette haine contre les gouvernements mis en place à cause de la misère des populations, de l’insécurité et de la pauvreté extrême du pays.
Toutefois, faute d’avoir un « fondement juridique » pour leur coup d’état, les militaires cherchent à trouver dans la provocation des manifestations des jeunes perdus, dépourvus de tout avenir ou toute alternative et désespérés, « un fondement populaire et populiuste ».
Cependant, cela ne veut pas dire que les militaires sont innocents. Certainement il y a des militaires qui sont nationalistes, intègrent et honnêtes, alors que d’autres sont complices de cette situation de détresse, à cause de leur surfacturations des dépenses militaires et de leurs bavures à l’égard des populations locales.
A la question juridique de ce coup d’état, s’ajoute la situation économique désastreuse des populations, à cause de l’embargo imposé par les instances et les organisations financières internationales, les pays occidentaux et africains notamment la Cédeao.
Les sanctions ont des effets négatifs sur la vie des citoyens ordinaires :
Déjà le Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, victime des violents effets du changement climatique, lutte contre la présence sur son territoire, des groupes armés. Avec le blocus financier, économique, imposé par les bailleurs de fonds, les instances internationales et les pays européens, les Etats-Unis et la Cedeao, les besoins humanitaires de la population risquent d’exploser et avec l’augmentation des attaques des groupes armés contre les civils, la vulnérabilité des populations sera catastrophique.
Insécurité alimentaire
Avant même la crise actuelle, environ 3,3 millions de personnes, soit 13 % de la population, vivaient dans l’insécurité alimentaire. Aujourd’hui, le prix du riz a augmenté de 20 %, les agriculteurs et les éleveurs locaux voient leurs moyens de subsistance s’amenuiser en cette période critique où les greniers sont vides.






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