La diplomatie du masque : quand l’Algérie s’infiltre sous couvert de solidarité

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Abdelkader EL FARSSAOUI

 

 

Il est des menaces qui ne claquent pas comme des bottes sur le pavé, mais qui s’insinuent doucement dans les discours, les résolutions votées à la hâte et les poignées de main trop faciles. L’Algérie, derrière son vernis de défense des peuples opprimés, mène une stratégie d’influence discrète, mais redoutablement efficace : pénétrer les institutions régionales d’Amérique latine, manipuler les récits et imposer une grille idéologique qui mine la cohérence démocratique des États.
Ce n’est pas un délire conspirationniste.

C’est une réalité que dénonce avec rigueur Edgar Wellmann, politologue guatémaltèque, dans une tribune récente. Il y expose avec clarté les desseins géopolitiques d’Alger : instrumentaliser la question du Sahara pour fragiliser le Maroc, asseoir sa domination maghrébine et accéder à l’Atlantique via un projet d’État fantoche entre ses mains, le Polisario.


Mais la tactique est plus fine encore. Sous des slogans usés de décolonisation, l’Algérie conquiert des cœurs à gauche, se pose en héroïne de la résistance et infiltre subtilement des espaces comme le Parlement centraméricain. Ce n’est plus une affaire de conflits territoriaux, c’est une bataille pour les esprits.
Le Maroc, en proposant une autonomie crédible pour son Sahara, a reçu l’appui de puissances démocratiques majeures :

États-Unis, France, Allemagne, Espagne… Pourtant, cette clarté est menacée, non pas frontalement, mais par la confusion : celle des alliances douteuses, des amitiés naïves, des votes dictés par l’ignorance ou la rhétorique émotionnelle.


En tant que journaliste marocain et observateur du Sud global, je reconnais les signes. L’Algérie n’exporte ni démocratie ni justice. Elle propage une doctrine – et plus encore, une illusion. Une illusion soutenue par des alliances peu reluisantes : Iran, Russie, Venezuela, Corée du Nord… Et un modèle politique basé sur la répression, la censure et le simulacre électoral.
Il ne s’agit pas d’appeler à la rupture. Mais de plaider pour la lucidité. Protéger nos institutions, refuser de devenir la scène secondaire de conflits importés, défendre une ligne de politique étrangère alignée sur nos valeurs – voilà le véritable enjeu.

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