Dr.Mohamed Benomari
La CPI a accusé Netanyahou et Gallant de « crime de guerre » d’avoir utilisant « la famine comme arme de guerre », faisant référence à la restriction systématique par Israël de l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Et d’avoir commis des « crimes contre l’humanité » en ciblant de manière délibérée des hôpitaux et refusant l’entrée d’aides médicales dans l’enclave palestinienne.
Les réactions se multiplient, à travers le monde, notamment en Europe.
GUIDO GROSSETTO MINISTRE ITALIEN DE LA DEFENSE AFFIRME QUE NETANYAHU SERA ARRETE EN CAS DE VISITE DANS NOTRE PAYS
Le ministre italien de la Défense Guido Crosetto a déclaré jeudi 21 novembre 2024, que l’Italie « serait obligée d’arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en cas de visite enI talie », après le mandat d’arrêt émis par la CPI.
Le ministre a déclaré à la télévision italienne que si Netanyahu et Gallant « étaient amenés à se rendre en Italie, nous serions dans l’obligation de les arrêter », en vertu du droit international.
De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a souligné « Nous soutenons la CPI, tout en rappelant que la cour doit avoir un rôle juridique et non un rôle politique. Nous évaluerons avec nos alliés la manière de réagir et d’interpréter cette décision », a-t-il réagi.
L’Italie fait partie des plus de 124 pays qui ont ratifié le Statut de Rome, le traité qui a institué la Cour pénale internationale. « Les États parties au Statut de Rome ont pour obligation de coopérer pleinement avec la CPI et de prévoir dans leur législation nationale des procédures permettant l’exécution de toutes les demandes de coopération ».
LA FRANCE «PREND ACTE» DES MANDATS D’ARRET EMIS PAR LA CPI CONTRE NETANYAHU
Le gouvernement français a annoncé vendredi 22 novembre 2024, avoir pris acte des mandats d’arrêt émis jeudi par la Cour pénale internationale (CPI) contre Netanyahu et Gallant.
Christophe Lemoine porte-parole du ministère des Affaires étrangères a souligné que la France « prend acte » des mandats d’arrêt émis jeudi par la Cour pénale internationale (CPI). « Fidèle à son engagement de longue date en soutien à la justice internationale », Paris « rappelle son attachement au travail indépendant de la Cour », souligne-t-il dans un communiqué.
S’agissant de la situation à Gaza, la France « a toujours et depuis le début du conflit demandé le strict respect du droit international humanitaire et la protection des civils » et « condamné ses violations », rappelle le porte-parole de la diplomatie française, Christophe Lemoine.
Marine Tondelier, la cheffe des Ecologistes estime que : « La décision de la CPI contre Netanyahu et Gallant est la conséquence incontestable de leur stratégie d’annihilation”.
Olivier Faure, patron du Parti Socialiste, souligne que « cette décision doit conduire les pays occidentaux à interrompre immédiatement toute livraison d’armes qui servent à Gaza ».
Mathilde Panot, la cheffe de file des députés insoumis pense que « Netanyahou est un criminel de guerre désormais activement recherché ».
Manuel Bompard, le coordinateur de La France Insoumise juge que la France devait « sortir de son déni et agir enfin pour la fin du génocide à Gaza ».






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