Dr.Mohamed Benomari
Jeudi 21 octobre 2024, la Cour Pénale Internationale a émis un mandat d’arrêt contre le premier ministre isrélien et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, accusés de crimes contre l’humanité perpétués depuis le 7 octobre 2023.
La Cour Pénale Internationae précise dans un communiqué avoir « des motifs raisonnables de croire » que le premier ministre isrélien et ex-ministre de la défense « portent la responsabilité pénale » des crimes suivants : « le crime de guerre consistant à utiliser la famine comme méthode de guerre », « crimes contre l’humanité » parmi lesquels des « meurtres, persécutions et autres actes inhumains » et la perpétration d’« attaques intentionnellement dirigées contre la population civile ».
Le présidnet de la CPI Karim Khan souligne : “Je lance un appel à tous les partiespour qu’ils respectent leur engagement à l’égard du Statut de Rome en respectant et en se conformementà ces ordonnaces judiciaires”.
Cette décision inédite est saluée par Hamas qui considère que ce mandat comme une « étape importante vers la justice qui peut permettre aux victimes d’obtenir réparation ». « Ces mandats d’arrêts sont un évènement historique; c’est la première fois que la CPI réclame l’arrestation d’alliés des occidentaux, et des États-Unis en particulier »
Pour Hamas cette décision constitue “un précédent historique majeur qui corrige une longue trajectoire de de l’injustice envers notre peuple et une complaisance inquiétante face aux violations atroces qu’il subit depuis soixante-seize ans d’occupation fasciste”.
Israel paria international
Une “bombe juridique
Cette décision a été qualifiée de “bombe juridique massive” par The Times of Israel. Le premier ministre isrélien et ex-ministre de la défense, seront passibles d’arrestation s’ils se rendent dans l’un des 124 pays signataires du Statut de Rome, qui a instauré la CPI.
Parmi ces pays figurent tous les États membres de l’Union européenne, la plupart des États africains et latino-américains, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que deux États arabes : la Jordanie et la Tunisie.
Après l’annonce de la CPI, les Pays-Bas ont annoncé se préparer à exécuter les mandats d’arrêt, tandis que la France a affirmé, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, que la réponse du pays sera “conforme aux principes de la CPI”.
Le ministre italien des Affaires étrangères italien Antonio Tajani, souligne que “nous soutenons la CPI” et le ministre de la défense italien Guido Crocetto souligne :” nous serions dans l’obligation de les arreter”
Jour noir pour la justice
Sur le plan international, le prochain conseiller américain à la sécurité nationale, Michael Waltz, a affirmé :”la CPI n’a aucune crédibilité, et ces allégations ont été réfutées par le gouvernement américain”.
La Turquie salue à son tour ce mandat d’arret, soulignant qu’il “permettra de traduire en justice les responsables israéliens”.
Pour L’Union Européenne “La décision de la cour doit etre respéctée et appliquée” déclare Josep Borell, chef de la diplomatie européene.
L’Irlande de son coté respecte le role de CPI, assure son premier ministre Simon Harris qualifant cette décision de “très importante”.
Pour Human Rights les dirigeants isréliens ne sont pas “hors d’atteinte de la loi; stopper l’horreur exige aussi une action diplomatique forte. A Gaza la justice doit s’exercer contre l’impunité. la décision de la CPI est la conséquence incontestable de la politique d’annihilation contre les palestiniens”.
Amnesty International enfin souligne que le premier ministre israelien ” est officiellement un homme recherché sur le plan international”.






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