LE PLAN DE TRUMP A GAZA EST SCANDALEUX ET DANGEREUX

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Mohamed Benomari

 

 

Le projet du président américain Donald Trump visant à prendre le contrôle de Gaza et à réinstaller les Palestiniens, est un plan insensé, stupide et dangereux, suscitant une condamnation mondiale.
Il menacera le fragile cessez-le-feu dans l’enclave et alimentera l’instabilité régionale et mondiale, avec le risque d’une nouvelle guerre généralisée au Moyen-Orient.
L’idée transparente est que Gaza soit colonisé par Israël comme la Cisjordanie le fut après la guerre de 67.
La prise de contrôle de Gaza par Trump mènera à une guerre de guérilla prolongée comme celle que les Américains ont menée et perdue en Afghanistan. Elle attirerait des combattants et des organisations jihadisâtes du monde entier qui compte environ 500 millions d’Arabes.
L’ex-secrétaire d’État Anthony Blinken, a reconnu qu’après un an de destruction de Gaza et la mort de près de 45 000 Palestiniens, le Hamas avait «recruté presque autant de nouveaux militants qu’il en avait perdu».
Le refus de l’Égypte, de la Jordanie et des États du Golfe d’accueillir les Palestiniens n’est pas seulement dû à l’énorme pression que cela créerait sur leurs ressources et leurs infrastructures.

Cela mettrait en colère leurs populations qui exigent déjà que leurs gouvernements déchirent les accords d’Abraham négociés par Trump lors de son premier mandat.
Ce projet diabolique de nettoyage ethnique de Gaza des Palestiniens enflammerait le monde arabo-islamique et le monde entier.
Trump attise le jihadise antiaméricain
Les Américains et les Israéliens seront confrontés à des attaques jihadistes permanents et continus. Le plan de Trump augmente la possibilité de recrudescence du jihadisme antiaméricain.

La prise de contrôle de Gaza signifie mettre en danger la vie des Américains pour réaliser les objectifs d’un gouvernement étranger sans aucun bénéfice concevable pour les États-Unis sur le point d’être entraînés dans une autre guerre au Moyen-Orient.
Le plan de Trump enflammera le moyen orient :
« Nous, les Arabes, avons combattu cette idée pendant cent ans et nous ne sommes pas prêts à capituler maintenant. Ce projet entraînerait le Moyen-Orient dans un nouveau cycle de violences et de crises qui aurait un effet néfaste et dangereux sur la paix, la stabilité et la sécurité mondiale. C’est inacceptable pour le monde arabo-musulman et le monde entier. Si la situation explose militairement une fois de plus, tous nos efforts de cessez-le-feu auront été vains », a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, qui a ajouté que l’idée de l’Initiative de paix arabe, lancée en 2002 et dans laquelle les nations arabes offraient à Israël des relations normalisées en échange d’un accord d’État avec les Palestiniens et d’un retrait complet d’Israël du territoire repris en 1967, serait réintroduite.

Le droit international :
La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese qualifiant le projet trompiste d'”illégal” et de “complètement absurde”.
La violation du droit des peuples à l’autodétermination
Donald Trump cherche à rompre avec le principe du droit international qui défend « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à l’autodétermination ». Ce principe est inscrit dans de nombreux traités internationaux, parmi lesquels le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ou le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. « Ce sont des traités internationaux obligatoires », rappelle Catherine Le Bris.
Le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à l’autodétermination » est aussi consacré dans la Charte des Nations Unies dans son article 1-2 qui stipule que le but de l’ONU est de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes”.

« Le droit à l’autodétermination est un principe fondamental du droit international et doit être protégé par tous les États, comme l’a récemment souligné la Cour internationale de Justice », rappelle le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, dans un communiqué.
Le transfert forcé de population, un crime contre l’humanité
Le Haut-Commissaire explique que « tout transfert forcé ou expulsion de personnes depuis un territoire occupé sont strictement prohibés ». La quatrième Convention de Genève, relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, interdit effectivement à l’article 49 « les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées ». La « déportation ou transfert forcé de population » est même qualifié de crime contre l’humanité dans l’article 7d du Statut de Rome, sur lequel se fonde la Cour pénale internationale ».

Si ce texte n’a pas été ratifié par les États-Unis, ses principes sont généralement défendus par ce pays. Par contre, l’Autorité palestinienne, qui a en principe autorité sur la bande de Gaza, en vertu des accords d’Oslo de 1993, est, elle, signataire de cette charte.
« La manière désinvolte dont Trump discute de choses telles que la prise de contrôle d’un territoire, et le déplacement d’une population, donne l’impression que ces règles peuvent facilement être enfreintes”, alerte ainsi Tamer Morris, spécialiste de droit international l’Université de Sydney, en Australie.
L’Egypte :
Le président égyptien Abdel Fatah Sissi, rappelle « ».
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi considère que « tout déplacement des palestiniens en dehors de la Palestine est une ligne rouge pour l’Egypte. Il a rappelé « la nécessité de commencer la reconstruction de Gaza sans déplacer les Palestiniens ».
Le président Abdelfattah Al Sissi et le premier ministre danois « réitèrent leur soutien au renforcement de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza et appellent à la nécessité de reconstruire la bande de gaza sans déplacement de la population palestinienne vers d’autres pays ».
La Jordanie :

Pour la Jordanie, tout déplacement des Palestiniens est « une ligne rouge » le discours de Trump sur la réinstallation rappelle le cauchemar d’une expulsion massive des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, avec l’idée que la Jordanie devienne un foyer palestinien alternatif, un concept longtemps promu par les Israéliens ultra-nationalistes.

La France : « Gaza n’est pas une opération immobilière ; c’est une question politisque »

Le président français Emmanuel Macron, rejette tout déplacement des Gazaouis et a appelé au “respect” des Palestiniens et de leurs voisins arabes, rejetant l’idée du président américain d’un déplacement massif des Gazaouis de la bande de Gaza: « Gaza n’est pas une opération immobilière. Gaza n’est pas une terre sans peuple. Gaza est une question politique. La situation humanitaire à Gaza est catastrophique et dramatique. C’est pour cela que nous devons maintenir le cessez le feu, continuer et renforcer l’aide humanitaire et sauver le peuple palestinien de ce destin tragique. » « Gaza n’est pas une opération immobilière. Gaza n’est pas une terre libre sans peuple. Gaza est une terre ou vivent deux millions et demi de personnes. Ils veulent vivre dans la dignité, la paix et la sécurité comme tout le monde. Je ne crois pas, encore une fois, qu’une opération d’une telle ampleur contre des civils soit la bonne réponse”, a-t-il martelé.

La Grande Bretagne :
Le gouvernement britannique s’oppose fermement à « toute tentative de déplacement des Palestiniens de Gaza »
« Il ne saurait y avoir ni déplacement forcé de Palestriniens, ni réduction du territoire de la bande de Gaza » déclare la ministre d’Etat britannique Anne liesse Dodds.
Le Royaume-Uni « s’opposera à toute tentative de déplacement des Palestiniens de Gaza. Il ne saurait y avoir ni réduction du territoire de Gaza. Le Royaume-Uni est convaincu de la nécessité d’une solution négociée à deux Etats, avec un Etat palestinien souverain, comprenant la Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem comme capitale à côté d’un Etat d’Israël sure et sécurisé. Il appartient aux Palestiniens de déterminer l’avenir de Gaza. Nous nous opposerons à toute velléité de déplacement des Palestiniens contre leur volonté. Il ne saurait y avoir ni réduction du territoire de Gaza, ni déplacement forcé de Palestriniens», affirme la ministre d’Etat britannique Anne liesse Dodds.
L’Allemagne :
Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que « Le déplacement de la population de Gaza est inacceptable et contraire au droit international ». Il a également qualifier la proposition de Trump de « scandale historique ».
La Turquie :
Pour le président Turc Taieb Erdogan : « nous n’accepterons jamais que les Palestiniens connaissent une seconde Nakba. Nous sommes en train de connaitre la défaite de l’ordre mondial, la chute des valeurs et principes humains et la fin des droits de l’homme. Malgré le génocide contre le peuple Palestinien, ce peuple héroïque n’a pas été vaincu devant les oppresseurs et non pas laisser leur patrie et n’ont pas montré aucune faiblesse dans la défense de leur terre. Israël ne respecte aucune convention et essaie d’expulser les Palestiniens de leur patrie ou ils vivaient depuis des siècles. Nous ne pouvons jamais accepter les initiatives diaboliques d’Israël pour expulser les Palestiniens. Grace à Dieu nous n’accepterons jamais que la Palestine vive une seconde Nakba. Nous n’accepterons jamais que la Palestine et Gaza vivent une nouvelle Nakba. Le monde musulman doit se monter ».
LA CHINE :
Le président chinois XI Jinping affirme sans détour, que « les palestiniens sont chez eux et Gaza appartient aux Palestriniens » et condamne ferment tout déplacement forcé au peuple Palestiniens.

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