Le Roman « Le Pressoir à Olives » du Libanais « Gebran Tarazi » Sur Son Parcours Marocain

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Professeur Dima Hamdan

 

 

 

Le roman « Le Pressoir à Olives » de l’écrivain et artiste libanais “Gebran Tarazi”, publié à Paris en 1996 aux éditions L’Harmattan, représente une synthèse créative des années intenses que Gebran Tarazi a vécues au Maroc, dont il s’est inspiré pour ses recherche sur les racines, l’identité, le sens de l’existence, la relation à la terre, dans le contexte de l’époque de l’indépendance au Maroc dans les années 1950. Cette quête existentielle est à l’image de son angoisse, et elle est au centre de l’intrigue dramatique, où un jeune homme nommé Roufa incarne le personnage de “Gebran Tarazi” et ce qu’il a vécu au Maroc.

Roufa est le fils d’un commerçant d’artisanat de la médina de Rabat. Il semble errer constamment dans ses rues, à la recherche de réponses à des questions existentielles à travers son dialogue constant avec le Saint ermite syrien Siméon Le Stylite (389 après JC – 459 après JC).

Lors de ce voyage ; L’effort épuise le chercheur. Pour cette raison, le personnage de Roufa souffre d’une crise existentielle qui se manifeste dans sa relation avec les rues de la ville antique, qui ressemblent au labyrinthe intérieur de l’être humain, où il s’égare et erre dans le marché des bijoux et le marché des herboristes et fréquente les artisans, s’interrogeant, dans une vision renouvelée, sur l’importance de la modernité dans le patrimoine à comparer avec la tradition rigide.

Ce personnage souffre de confusion et de troubles entre le désert marocain, où l’horizon sans limites a inspiré l’isolement de Saint Siméon le Stylite – le désert dont les habitants se distinguent par leur poésie et leur force – et la mer Méditerranée, car il est le Levantin qui cherche dans le désert marocain l’identité authentique et complète, comme si le désert était une extension de la mer et de l’horizon lointain.

Le roman traite de l’aspect historique qui constitue la réalité de l’intrigue et montre l’opinion de Gebran Tarazi sur la tutelle politique française. Imiter les Européens est un masque, ce qui indique l’affiliation de Gebran Tarazi à l’arabité culturelle. Il exprime également les principes du croisement des cultures et du dépassement des différences, qui constituent le fondement de l’identité authentique fondée sur le principe de la diversité. Le lecteur découvre la défense par Gebran Tarazi de l’arabité culturelle et de l’appartenance identitaire arabe.

Le roman témoigne de l’interaction de Gebran Tarazi avec l’art urbain et la musicalité. Il incarne l’ère des transformations dans le domaine de l’artisanat et des échanges commerciaux entre l’Afrique du Nord, le Proche-Orient et l’Europe, transformations qui ont contribué à la diffusion du mouvement d’urbanisation économique et industrielle.

Le roman montre l’influence du Royaume Chérifien du Maroc sur l’esprit de Gebran Tarazi au niveau de la spiritualité. Ce sentiment est plus proche du soufisme et n’est pas seulement une continuation de la prière, car sa fonction est de purifier l’âme mais aussi l’élévation spirituelle. De plus, l’ouverture de Roufa au pluralisme religieux et son interaction avec les rituels incantatoires – en tant que chrétien – indique un sentiment sensible envers la musique mystique et envers la langue arabe.

“Le Pressoir à Olives” est un roman d’avant-garde qui médite sur la relation de l’homme avec l’existence et l’identité authentique. L’auteur adopte une approche simple de la narration. Il adopte un style narratif moderne, caractérisé par la répétition de dialectiques sur différents sujets, et leur intersection, pour atteindre l’essence de l’existence et la vérité de l’homme, sans comment ni pourquoi. Cette architecture narrative met en avant l’influence de l’art du zellij marocain, qui adopte des formes géométriques stylisées dans l’espace-temps. Les phrases du roman susmentionné semblent avoir une structure en mosaïque et sont particulièrement évidentes dans la phrase courte qui correspond à l’art de la fragmentation et de l’allusion.

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