Guerre Israël-Hamas : L’après-guerre divise les Etats-Unis et Israël

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Dr.Mohamed Benomari

 

Les Etats-Unis et Israël ont étalé à nouveau leurs divergences sur l’après-guerre.

Dans la bande de Gaza, 172 personnes ont été tuées en vingt-quatre heures, selon un bilan diffusé jeudi 18 janvier par le ministère de la santé de l’enclave palestinienne, administrée par le Hamas depuis 2007. Ce bilan, qui s’élève à 24 620 morts depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, le 7 octobre 2023, n’a pas pu être vérifié de source indépendante. Le Hamas fait également état de 61 830 blessés, tandis que des milliers de personnes restent sous les décombres.

De son côté, le bureau de presse du gouvernement du Hamas a affirmé jeudi que « 93 personnes ont été tuées dans les attaques de la nuit et de l’aube, dont 16 dans une frappe contre une maison familiale à Rafah », à la frontière avec l’Egypte.

Après avoir passé cinq semaines dans le territoire palestinien, M. Sean Casey coordinateur des équipes d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a relaté que des patients d’hôpitaux « souffrant de brûlures graves ou de fractures ouvertes attendant des heures ou des jours » pour être soignés. « Souvent, ils me demandaient de la nourriture ou de l’eau, cela illustre le niveau de désespoir », a-t-il ajouté. Sean Casey a déclaré n’avoir pu visiter que six des seize hôpitaux de Gaza en activité, sur les trente-six qui fonctionnaient avant la guerre.

En Cisjordanie : un Palestinien tué à Tulkarem

Jeudi matin, un Palestinien de 27 ans a été tué d’une balle dans la poitrine dans le camp de Nour-Shams, en périphérie de Tulkarem, en Cisjordanie, selon le ministère de la santé palestinien, confirmant les affirmations d’un responsable local auprès de l’Agence France-Presse.

Cinq autres Palestiniens avaient été tués mercredi dans le même secteur lors de cette longue opération, qui s’est prolongée jeudi, selon le ministère de la santé de l’Autorité palestinienne.

L’après-guerre divise les Etats-Unis et Israël :

Les Etats-Unis et Israël ont étalé, jeudi 17 janvier , une nouvelle fois publiquement leurs profondes divergences de vues sur l’après-guerre dans la bande de Gaza et la perspective d’un Etat palestinien, seul garant selon Washington de la sécurité d’Israël à long terme.

« Nous voyons évidemment les choses de façon différente », a lâché le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby, interrogé sur des propos de Benyamin Nétanyahou, semblant apporter une fin de non-recevoir aux sollicitations américaines.

« Israël doit avoir le contrôle de la sécurité sur l’ensemble du territoire situé à l’ouest du Jourdain. Il s’agit d’une condition nécessaire, qui est en contradiction avec l’idée de souveraineté palestinienne », a affirmé le premier ministre israélien, en précisant l’avoir dit directement aux Américains. « Un premier ministre israélien devrait être capable de dire non même à nos s amis », a-t-il ajouté.

Mercredi 16 janvier, au Forum économique de Davos, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait réitéré son appel à trouver une « voie vers un Etat palestinien », faisant valoir qu’« il sera impossible d’obtenir une véritable sécurité sans cela ».

Dans ce contexte tendu, le président américain, Joe Biden, et Benyamin Nétanyahou, aux relations notoirement compliquées, n’ont pas eu d’échange direct depuis plusieurs semaines déjà.

L’Arabie saoudite, pour sa part, ne veut pas poursuivre les discussions avec Israël sans trêve à Gaza

“L’Arabie saoudite ne peut poursuivre les discussions sur une normalisation des relations avec Israël tant qu’il n’y aura pas un arrêt des combats dans la bande de Gaza”, a déclaré jeudi l’ambassadrice du royaume aux Etats-Unis, depuis le Forum de Davos, en Suisse.

« Je pense que la chose la plus importante à réaliser est que le royaume n’a pas placé la normalisation au cœur de sa politique. Il a placé la paix et la prospérité au cœur de sa politique », a déclaré la diplomate, Rima Bint Bandar Al Saoud. « Le royaume a été très clair. Tant qu’il y a de la violence sur le terrain et que les tueries se poursuivent, nous ne pouvons pas parler du lendemain », a-t-elle ajouté.

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