Le Gouvernement Marocain VS Amnesty : Une entorse maltraitée .

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TOUGHARAI WAFA  (*)

Nul ne peut méconnaître l’itinéraire tordu et périlleux parcouru par le Maroc depuis le siècle précédent à nos jours afin de mettre en place et institutionnaliser la décision souveraine du Maroc quant à la primauté du processus démocratique et des droits humains dans leur acception universelle et onusienne . Cependant , le bras de fer malencontreux déclenché dernièrement entre le gouvernement et l’Organisation Mondiale Amnesty nous met paradoxalement en situation de perplexité superflue .

Quoique la crise et il faut le noter car la situation en est ainsi a résulté d’une gestion de gaucherie de la part du gouvernement , notamment concernant la mauvaise interaction avec Amnesty , afin de tirer au clair une soit disant affaire d’espionnage , toutefois elle met en affrontement indésirable l’Etat et l’organisation . Alors que le dossier des droits humains au Maroc estimé comme définitivement clos quant à la résolution de l’Etat de coopérer en toute volonté avec les organismes internationaux , alors que cette question ne devrait plus constituer une matière de manoeuvre , de flux ou de reflux , entravant ainsi le partenariat des deux parties , on se retrouve à cause de l’affaire Omar Radi dans la zone d’autodéfense .

Le Maroc avait-il besoin de remettre sur la table le certificat de la bonne conduite et de la bonne foi à propos de sa politique d’ouverture sans réserve sur les décisions et les instances officielles et non gouvernementales onusiennes , s’il n’y avait pas eu maladresse en perception et en évaluation de la part du gouvernement , portant ainsi préjudice à l’Etat . Que ce soit pour l’affaire de Omar Radi ou d’autres activistes et indépendamment de leurs positions exprimées d’ailleurs en toute liberté et se pavanant même de leur attitude coriace vis à vis des institutions , nul n’est en mesure de tester la rigidité et la rigueur du Maroc Etat souverain et intègre .

Le Maroc n’a pas besoin qu’on lui donne la leçon de morale ou qu’on lui recommande telle ou telle procédure à adopter ou à corriger. Il n’est soumis à aucune autorité extérieure ou une quelconque instance suprême , si ce n’est ses institutions légitimes chapeautées par la juridiction royale . En outre et sauf toute conduite déplacée ou ingérence touchant à son intégrité le Maroc n’a pas cessé de réitérer sa position sans compromis et son engagement officiel , au profit des droits humains et pour l’instauration de tout mécanisme constitutionnel et juridique , visant le développement de notre système de même que la préservation des acquis . Il est impératif de rappeler dans la même perspective que le Maroc et indépendamment d’une certaine conjoncture passée , marquée par la confrontation et la remise en question voire les préjugés réciproques , le Maroc a sérieusement oeuvrer pour les droits humains et a en outre pris en considération les rapports de l’Organisation Internationale Amnesty , sa médiation et son suivi .

Le Maroc a toujours accordé et d’office le privilège de la neutralité et de la visibilité professionnelle ainsi que le jugement fondé sur le principe de l’équilibre entre la réalité et les faits à Amnesty . Cependant , et tenant compte ou non d’une faille de gestion gouvernementale du dossier Omar Radi Amnesty n’a nullement les prérogatives de disqualifier l’Etat marocain , de le mettre au banc de l’accusation ou de démentir sans fondement ou justification plausible la version officielle , notamment celle des hautes instances . Il est à rappeler à Amnesty que , que ce soit dans cette affaire de désagrément pour toutes les parties ou à propos d’une autre situation , divers intérêts sont aux prises .

En outre l’Etat marocain lui même ne cesse d’interroger les instruments et les mécanismes du gouvernement à propos de la question des droits humains , et ce pour plus d’efficacité et d’efficience , afin de consolider le processus réussi et exceptionnel de l’Etat sans l’attente d’une quelconque directive ou prépondérance extérieure .

Tenant compte de ce qui a précédé nous nous devons de faire remarquer qu’un autre élément de force dans cette affaire et qui incombe l’Etat de par son devoir afin de remédier aux déboîtements du gouvernement doit être signalé , il s’agit bien évidemment du rapport officiel de la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Informations émanant lui même du Centre de Veille de Direction et de Réactions aux Attaques Informatiques . Il est à signaler que ce rapport diagnostiquant sans équivoque la vulnérabilité très critique dans WatsApp , à été élaboré en deux synthèses bien détaillées sur la faille qui permet malheureusement à un attaquant distant d’installer un logiciel de surveillance et d’espionnage sur les appareils utilisant WatsApp , en accédant ainsi aux informations confidentielles .

Dans la même optique nous devons attirer l’attention sur un autre élément non de moindre importance , à savoir le double rapport rédigé officiellement par l’Administration de la Défense Nationale sur la même lacune et vulnérabilité . Ce rapport est sorti en Mai 2019 et en Octobre 2019 , c’est à dire bien avant le déclenchement de l’affaire Omar Radi . Les éléments de fond précités révèlent nettement l’esprit de responsabilité dont s’est acquis l’Etat marocain à travers les hautes instances de surveillance au ministère de l’intérieur , en dévoilant le défaut délibéré et en demasquant même son origine à savoir le groupe technologique israélien NSO .Tous les smartohones qui dépassent les18 modèles sont extrêmement vulnérables à une attaque arbitraire.

En outre et dans le même sens nous ne pouvons marginaliser les rapports de Google et WatsApp eux mêmes ayant insisté sur l’affection des modèles smartphones . Sans pour autant oublier les rapports des réseaux mediatiques BBC , Sky et CNN qui ont tiré eux aussi la sonnette d’alarme sur cette malveillance et l’intention de l’espionnage .

En synthèse rationnelle et loin du discours de la surenchère développé sans fondement de la part de certaines parties afin de mettre en doute la coopération indépendante de l’Etat marocain , il serait judicieux de rappeler que le Maroc reste un pays de principe et de positionnement quant à ses engagements avec les organismes internationaux à la condition incontestable que sont rôle pour la prèservation des droits humains reste une décision souveraine .

Activiste médiatique politique et en droits humains (*)

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