Dr.Samir Chaouki
Président de OMEGA Center for Economy & Geopolitics Research
Depuis la nouvelle posture française sur le dossier du Sahara, nous avons droit à plusieurs sorties médiatiques de personnalités politiques françaises mais aussi de journalistes marocains sur les plateaux de télévisions françaises.
Force est de constater que globalement les médias TV français sont restés professionnels en requérant la neutralité et en invitant des observateurs algériens, marocains et européens. Or, si les analystes algériens, tous appelés depuis Alger, sont totalement alignés à la posture du régime algérien, les journalistes marocains ayant participé à ces débats ont été plus du coté de nos adversaires et au mieux neutres.
Mais la question qui se pose c’est pourquoi les médias français cherchent toujours des journalistes marocains “réfugiés “ en Europe ou ayant un historique de tension avec les autorités marocaines.
C’est le cas de Aboubakr Jamai, systématiquement anti-Maroc sur toutes les thématiques. Invité par France 24, il défendait corps et âme l’autodétermination. Selon lui l’organisation du référendum est la seule solution dictée par l’ONU, alors que l’autodétermination renvoie vers plusieurs options dont le référendum , une solution concertée et d’autres issues! Son passage sur France 24 montre clairement que le plateau de l’émission manquait d’équilibre et qu’il fallait dans ce cas faire appel à un invité marocain sans préjugés.
Sur TV5 Monde, Omar Brouksy, journaliste marocain qui parlait depuis Casablanca, et qui avait pas mal de divergences avec le système marocain, s’est quant à lui réservé le domaine de résolution de la question du Sahara à la seule ONU, “et non pas au Maroc où l’Algerie” comme si cette question du Sahara venait du néant et qui n’avait de références historiques que depuis 1975! Et au moment où le journaliste algérien défendait les thèses des séparatistes depuis Alger et proférait des contrevérités à la pelle, il n’y a eu point d’équilibre de thèses de sa part. Ce fut une prestation d’une faiblesse enveloppée d’une neutralité négative qui laissait libre court au discours anti-marocain.
Heureusement que notre ambassadrice à Paris, Samira Sitail, était aux aguets et ses multiples passages sur les plateaux TV ont permis de renverser la tendance et corriger pas mal de fausses informations et même de mensonges en rappelant les ramifications historiques de ce dossier depuis au moins un siècle.
Enfin, faut-il rappeler que la question du Sahara est aussi une bataille des médias, et de se poser une question légitime : Que fait le Royaume pour permettre aux journalistes marocains une meilleure visibilité à l’international sur ce dossier crucial qu’est l’affaire du Sahara?






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