Dans notre société, l’mage fortement idéalisée du noble vieillard se détériore. !!!

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Chaab Ali

La vieillesse est un problème de nôtre société contemporaine : être vieux c’est une peine.

Dans les villes, le vieux on l’écoute plus, on récuse sa sagesse, on essaye de mettre fin à ses prétentions d’hégémonie religieuse, culturelle ou politique et déjà on lui reproche d’être improductif, de coûter cher à la famille, de freiner les progrès et on commence à lui faire comprendre qu’il est de trop. Conséquences, beaucoup de vieux ont été rejetés à la périphérie des villes et ont été abandonnés par leur propre famille.
S’ajoute à cela, la dictature du jeunisme qui menace cette population des vieillards plus en plus compétente par sa bienveillance, de plus en plus libre pour pouvoir agir dans le tissu associatif et bénévolat.

Nos vieux sont dévalorisés socialement et stigmatisés sous prétexte qu’ils sont vieux.
Par contre, dans les milieux ruraux et dans les sociétés traditionnelles, la vieillesse n’est pas vécue comme déchéance. Les sociétés traditionnelles ou conservatrices ont besoin de leurs vieux, symbole de leur continuité en tant que mémoire de la famille. Dans certains pays, la création d’hospices où l’on accumule des vieux est encore refusée par ses sociétés. Les vieux ne sont pas abandonnés au dénuement et à la solitude.
Certes, la situation du vieillard marocain n’a pas atteint la côte d’alerte, quelques familles traditionnelles ont octroyé au vieillard une vraie place dans sa vie.

Quant à moi, je suis vieux, fier de l’être et fier d’utiliser ce mot. Je sais, qu’apres l’âge de 70 ans, on peut avoir une vie hyperactive que certains jeunes de 25 ans( ne l’on pas). Malgré tous, les vieillards marocains conservent quelque chose de leur auréole passée.ils suscitent encore un certain respect.
Une société de pure oralite a besoin de ses vieux.

C’est à nos vieillards et à nos matrones que revient la pratique de la pharmacopée,car ils ont pris le temps de connaître le secret des plantes et d’apprécier leurs vertus curatives. S’ajoute à cela, les rapports exceptionnels qui se lient entre les grandsgrands-parents et les petitspetits-enfants. Si pour les enfants les parents représentent l’autorité, les vieillards (grands-parents) s’assimilent plutôt à des égaux bienveillants.
Donc, les jeunes qui crient haro sur la vieille société des vieillards( nos parents)vont certainement restés des dupes éternelles au sein de leur famille.

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