La réconciliation du Golfe…une leçon à l’Etat algérien

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El GHEMMAZ SAID

 

Après plus de trois ans de boycotte par les États du Golfe de leur voisin qatarien, l’accord de réconciliation a été concrétisé Mardi dernier. Cet événement ne peut être accueilli que par des applaudissements et être considéré comme un acte civique orienté vers l’avenir. De plus, cette réconciliation est en elle-même un message adressé à tous les pays arabes qui connaissent des conflits internes ou avec les pays voisins. C’est aussi un message aux pays de l’Union du Maghreb Arabe, en particulier l’Algérie, qui ne veut pas suivre le rythme de l’évolution de la communauté internationale, et ne veut pas prendre la position audacieuse annoncée par les États du Conseil de coopération du Golfe. Ces états ont signé la déclaration de réconciliation et ont tourné la page aux conflits, devenus un passé à oublier pour rendre toutes les énergies consacrées à l’avenir et aux défis qu’il préserve.

La chaleureuse étreinte entre le prince héritier saoudien et l’émir de l’État du Qatar reflète une vérité sereine, à savoir que les pays qui partagent le voisinage, la religion, la langue et l’histoire ne peuvent résoudre leurs problèmes que par le dialogue. Un dialogue fondé sur la diplomatie qui privilégie l’entente et la compréhension du voisin, sur le langage du conflit et des malentendus. Ce dernier langage peut s’étendre aux menaces de guerre et à l’utilisation des médias pour véhiculer des opérations mensongères de combats militaires, comme est le cas de l’Algérie envers son voisin le Maroc.

Les différents entre les États du Golfe n’ont pas été discutés autour d’une table de dialogue sur les bases des liens de voisinage et d’histoire qui unissent ces pays. Au contraire, l’esprit de conflit prévalait et la diplomatie du désaccord primait, ce qui a abouti à un siège global de l’État du Qatar, qui n’a épargné même pas le peuple de ce pays. Toutefois, le résultat n’a pas affaibli le Qatar, mais plutôt il a créé une situation perverse et contre-productive. En effet, les États du Golfe qui voyaient avec suspicion et crainte l’ingérence iranienne et turque dans les affaires du Golfe, ont imposé un blocus qui a renforcé l’influence étrangère dans la région, en particulier l’Iran et la Turquie. Plus que cela, la Turquie a même bénéficié d’une base militaire au Qatar pour la protéger de ses voisins. La diplomatie consistant à créer des conflits avec les pays voisins n’aboutit qu’à des résultats contraires et pervers, et L’émir qatari avait raison de dire que tout le monde est perdant dans ce blocus.

Lorsque le Royaume d’Arabie saoudite a réalisé que le conflit avec son voisin ne l’affaiblirait pas, mais rendrait plutôt la région vulnérable aux interférences extérieures, il a pris une décision audacieuse que l’histoire enregistrera pour lui. L’état Saoudien, a ainsi annoncé la réconciliation en tournant le dos au passé et en s’orientant vers l’avenir. C’est le message que le régime militaire Algérien doit saisir et comprendre. Sa haine pour le Maroc, et son soutien à un conflit imaginaire avec son voisin le Royaume du Maroc, conduiront inévitablement à des résultats défavorables qui seront un fléau pour le régime algérien avant tout, et menacera même l’avenir du pays.

Quant au Maroc, c’est sur ses terres qu’il mène son projet de développement, et continuera ainsi à établir des alliances qui servent ses intérêts, tant que son voisin oriental ne veut pas revenir à l’esprit de coopération pour construire un avenir commun, et tant que le pouvoir Algérien ne veut pas manifester une réponse favorable à la main tendue du Maroc pour tourner la page du passé et se diriger vers l’avenir, comme a fait avec courage et certitude l’Arabie saoudite avec l’État du Qatar.

Le voisin oriental du Royaume du Maroc, s’il veut tirer les leçons à partir de l’expérience des autres, et s’il veut l’intérêt de son peuple, il doit posséder l’audace du Royaume d’Arabie saoudite, tourner le dos au passé, et regarder avec intérêt vers l’avenir. Après, il doit faire une réconciliation avec lui-même et ensuite établir une réconciliation avec son voisin, le Royaume du Maroc. La diplomatie du conflit avec les voisins, n’aboutit qu’à des résultats pervers ou tout le monde est perdant. Quant à la diplomatie du dialogue et de la compréhension pour résoudre les problèmes, elle sera dans l’intérêt de tous et immunisera l’Algérie contre les effets négatifs de sa politique étrangère actuelle.

Dans le cas contraire, le régime au pouvoir en Algérie doit comprendre, que le fait de promouvoir une fausse guerre et prolonger le conflit avec son voisin, ne produira que des résultats négatifs dont l’État algérien est le grand perdant. Le Royaume du Maroc a prouvé qu’il était capable de faire du conflit avec son voisin oriental, un facteur de force pour consolider sa position dans le continent africain, et pour étendre les ponts de coopération avec l’Europe. Et quiconque ne veut pas apprendre la leçon de la réconciliation du Golfe, il n’y aura pas de consolation pour lui quand il devient un orphelin solitaire sans perspective d’avenir.

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