ELGHEMMAZ SAID*
L’opération menée par les Forces armées royales marocaines, pour ouvrir la route internationale reliant le Royaume du Maroc et la République islamique de Mauritanie, a rendu le passage de Guergarat une zone célèbre et médiatisée. Les médias internationaux ont traité cet événement avec une grande importance en mettant le point sur l’intervention pacifique et responsable du Maroc.
Le royaume a en effet, mené cette action conformément aux lois internationales sans intention de combat. Le but de l’intervention marocaine est de faire face à l’acte de banditisme mené par des milices du Polisario, qui ont fermé la route reliant le Maroc et la Mauritanie, durant trois semaines. Cet acte, viole les conventions internationales qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens entre les pays, et nous rappelle l’époque des «bandits» qui prévalait dans les siècles du moyen âge. Quelle est donc l’histoire du passage de Guergarat, et pourquoi a-t-il tant retenu l’attention des médias internationaux?
Guergarat est une région située à l’extrême sud-ouest du Royaume du Maroc, administrativement elle appartient à la préfecture d’Awsard, et fait partie de la zone territoriale de la région de Dakhla Oued Ed-Dahab, l’une des douze régions instaurées par la constitution marocaine en 2011. Dans cette région, se situe le passage de Guergarat qui relie les frontières du Royaume du Maroc avec celle de de la République islamique de Mauritanie. Juste avant ce passage coté marocain, il existe une zone tampon de 3,7 km accordée par le Maroc sous les auspices des Nations Unies dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu conclu le 6 septembre 1991.
Après la victoire spectaculaire de la Marche verte, le Maroc a récupéré ses provinces du sud, mais la classe politique qui détient le pouvoir en Algérie a créé des milices et a financé son armement pour contre carrer l’unité territoriale du Royaume. Cet acte a contribué à une situation conflictuelle qui a duré maintenant plus que 45 ans, et a couté aux deux parties des milliards de dollars. Cette somme colossale a été volatilisée dans l’air pour l’Algérie, étant donné que le Sahara fait partie du territoire du Royaume depuis 1975 et connait un développement considérable sur tous les plans : économique, social et culturel.
L’accord de cessez-le-feu approuvé par le Maroc reflète sa volonté de développer les régions du Sud et permettre aux responsables Algériens un moment de réflexion pour revenir à la raison, et coopérer avec le Maroc, main dans la main, pour créer ensemble un avenir radieux pour les deux peuples frères. Malheureusement, depuis la date de cessez-le-feu en 1991, les responsables Algériens, n’ont pas entendu le message du Maroc, et ont continué à financer le Polisario. Maintenant la réalité sur le terrain est claire devant le monde entier, entre deux régions: une Région du sud Marocain qui connait un développement en croissance continue à l’égard des villes comme laayoune, Dakhla, Boujdour et Semara ; et des camps de Tindouf qui, depuis 1975 englobent des maison en pisé et des ruelle sous forme de piste, la population vie la précarité totale, des camps ou le temps s’est arrêté depuis 1975. C’est le résultat entre la mentalité de développement et de croissance économique initiée par le Maroc, et la mentalité militaire des généraux qui gouvernent le voisin Algérien.
En considérant d’une part cette réalité sur le terrain, et ces 45 ans de financement du Polisario par les généraux qui gouvernent le voisin Agérien, et d’autre part la situation économique en Algérie ou les manifestations du hirak réclament le travail – le logement et se demandent pourquoi un payé riche en pétrole et en gaz naturel voit ça jeunesse risquer sa vie pour traverser la mer vers le continent européen… en considérant cette réalité, il est légitime de ce demander quand est ce que la classe politique qui gouverne l’Algérie revient à la raison après tant d’année et des milliards de dollars jetés dans les sables sans aucun retour sur investissement.
Le Maroc a toujours été l’un des pays du Maghreb les plus engagés pour relancer l’Union du Maghreb arabe, et ne manque aucune occasion officielle pour tendre la main à l’Algérie voisine pour une coopération conjointe. Cette main tendue par le Maroc, reflète la volonté du Royaume pour que les deux payés voisins coopèrent ensemble pour un avenir meilleur pour les deux peuples, mais l’obstacle majeur devant cette main tendu, est la mentalité militaire des généraux qui gouvernent l’Algérie voisine. Une mentalité encore loin de penser développement au lieu de penser armement.
Le 11 août 2016, face à la contrebande et au trafic de drogue pratiqué par la milice du Polisario, le Maroc a coordonné avec les Nations Unies pour goudronner la route reliant les deux points d’observation, côté Marocain et côté Mauritanien. Cette zone fait partie de la zone tampon utilisée par la MINURSO des Nations Unies pour observer l’accord du cessez-le-feu. Après avoir connecté la route nationale avec le point de contrôle mauritanien, cet axe routier est devenu l’axe principal reliant le continent européen avec le continent Africain. En plus, la carte géographique des routes a changé, de sorte que cette route goudronnée est devenue la route principale reliant le Maroc avec la Mauritanie et les autres routes non goudronnées, sous forment de pistes, utilisées par la milice du Polisario sont devenues des pistes faciles à contrôler, ce qui a permis de renforcer la lutte contre les bandits et le trafic des drogues. Cette situation a réduit extrêmement les mouvements des trafiquants de drogues, et a permet de serrer les coudes autour des milices du Polisario, devenues dans l’incapacité de continuer dans ces pratiques criminalisées par les lois internationales.
A cette nouvelle situation du passage de Guergarat, s’ajoute les retraits successifs de la reconnaissance de l’état fictif, par de nombreux pays, ainsi que l’ouverture des consulats par de nombreux pays africains et arabes dans les villes de Laayoune et de Dakhla. Ces évènements successifs, ont contribué à l’isolement de la diplomatie algérienne sur la scène Internationale. Le recul de la diplomatie Algérienne, et le blocus que le Maroc a su imposer à des pratiques contraires au droit international menées par la milice du Polisario, ont placé cette dernière, dans une position de faiblesse ce qui l’a menée à dévoiler sa réalité de milice contre le droit international, qui n’hésite pas à couper une route à vocation internationale reliant l’Europe au continent africain, ce qui lui a prévalu le titre de banditisme.
Après la libération du passage de Guergarat, il ne reste plus rien à la milice du Polisario que les « fake news » sous forme de lettres de guerre, des photos de soldats en tenue militaire algérienne, des voitures de guerre financées par l’Algérie et des vidéos fabriquées pour une propagande mensongère. Tout le monde connaît que la décision de paix ou de guerre n’est pas à Tindouf, mais dans la capitale d’Algérie. Le pouvoir en Algérie, sait très bien que les milices qu’il soutient sont impuissantes devant le mur de sable que les forces armées royales marocaines ont créé pour faire face aux pénétrations des milices du Polisario.
Le Maroc dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc. C’est la réalité depuis 1975, mais quand est ce que le pouvoir en Algérie comprendra-t-il cette réalité et revient à la raison et à la sagesse pour tenir la main tendue du souverain du Maroc et bâtir ensemble un avenir meilleur pour les deux peuples et pour toute la population maghrébine?
ECRIVAIN ET CHERCHEUR*






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