L’initiative d’évaluation et d’autocritique PJD.

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Par: talal mohamed yassine

 

L’initiative d’évaluation et d’autocritique qui a été sujet de réflexions de plusieurs membres du PJD notamment les jeunes, ne pourra être qu’un signe positif prouvant la vivacité dont jouit, la base militante de notre grand Parti.

Un parti, qui a toujours été, le porte parole de la population marocaine avec un intérêt centré sur les classes pauvres et moyennes. En effet, ledit parti a pu décrocher deux mandats gouvernementaux consécutifs et demeure pourtant résistant , actif , réactif , persévérant , présent et capable de faire face à de nombreux défis qui le challengeaient en continu…

Aujourd’hui et après deux mandats au sein du gouvernement, on pourra aisément avancer que le PJD, à l’image des grands partis nationaux, devrait être évalué quant aux différents jalons de son parcours et ce, sur tous les niveaux.

Cette dite « évaluation » du Parti, mettra en exergue les limites et les insuffisances à corriger ainsi que les axes nécessitant une amélioration. Elle pourra, également, être l’occasion de se pencher sur une nouvelle stratégie adaptée au contexte actuel et aux changements que connait la société marocaine en général et la jeunesse en particulier.

En effet, la jeunesse PJD , à l’image de la jeunesse marocaine, a eu confiance en les idées nobles de ce Parti et a toujours répondu présente lors des différentes échéances électorales. Et malgré des moyens jugés limités, elle a pu démontrer une grande capacité de travail, de militarisme, de dévouement et de persévérance inégalés.

Cette jeunesse a assisté au printemps arabe, à la nouvelle constitution, à la montée au pouvoir et a pu vivre pleinement les défis de cette expérience sachant que c’était une première pour la majorité des militants.

Cette dite montée de pouvoir a été caractérisée, entre autres, par la capacité du parti à gérer la chose publique commençant par la nécessité du port de la cravate qui est devenu indispensable pour le protocole et en finissant par l’exercice du pouvoir sous une nouvelle constitution partagée entre l’institution royale (en tant qu’arbitre entre le institutions) et un chef de gouvernement qui devient le patron de l’administration publique.

En effet, cette expérience a, sans aucune once de doute, représenté un exercice démocratique inégalé dans l’histoire du Maroc. Un exercice qu’a pu gérer parfaitement ledit Parti en démontrant une capacité d’adaptation politique hors norme notamment par le secrétaire général de l’époque Mr. Benkirane. En effet, ce dernier a pu parfaitement exercer son rôle en tant que chef de gouvernement en faisant valider des réformes sociales et économiques qui ont permis de pérenniser et équilibrer le budget de l’état.

Ces réformes n’auraient jamais vu le jour sans sa capacité de communication sans faille ainsi que sa force unique de persuasion. Néanmoins, il ne faut pas omettre que le palais a pu contribuer au succès de cette étape qui s’est avérée être une grande expérience démocratique dont on aura l’occasion de passer à la loupe.

Ladite expérience démocratique (merci de voir la première partie de l’article )a été une vraie réussite politique avec comme preuve à l’appui, les résultats collectés par le PJD lors des échéances électorales de 2015 et 2016. Néanmoins et malgré la confiance dont a fait preuve les électeurs à l’égard du Parti, le système électoral n’a pas permis à Benkirane de mener une seconde expérience et ce de par les coalitions qui n’ont point pu se concrétiser avec de nombreux partis. En effet ce « blocage politique » a été, principalement, lié au «veto » sur la personne du chef de gouvernement.

Et pour fins de débloquer la situation, le Roi a nommé un nouveau chef de gouvernement avec lequel les négociations s’annonçaient être plus simple en prévisionnel. En effet, ce dernier a accepté, « illico », la rentrée de l’USFP de Lachgar sachant qu’il était personnellement sujet de « veto » par Benkirane. Et c’est ainsi que le PJD fut mené à céder des portefeuilles ministériels très importants voire à subir un monopole total du RNI sur le pôle économique.

Ce nouveau gouvernement a été, également, marqué par l’entrée en masse des technocrates qui se sont accaparés les sujets stratégiques menant ainsi le PJD a entamé sa phase de « chute libre ». En effet, la manière inappropriée avec laquelle, il a pu revoir sa position, jadis ferme, sur des sujets considérés comme des lignes rouges, en était la preuve formelle. Citons, à titre d’exemple, la réforme de l’éducation nationale et particulièrement la langue d’enseignement….En d’autres termes, tout le monde pouvait, facilement, constater que l’heure du chaos politique avait sonné, pour le PJD et la démission de son président du groupe parlementaire en fut le premier dégât. Un dégât qui en entraina bien d’autres……

Citons, à titre d’exemple, le fait qu’un ministre délégué PJD de l’enseignement supérieur de l’époque soit amené à assister aux commissions parlementaires afin d’obtenir les votes des élus PJD requis pour passer la réforme et ce à contre-gré !! Aussi et à mon humble avis, le choix de quelques ministres n’était point judicieux. Ceci étant le cas, des ministres PJD, jugés plus technocrates que politique et ayant des postes de ministres délégués sans délégation de pouvoir , sans marge de manœuvre mais surtout sans une protection politique assurée auparavant par benkirane et perdue avec elothmani

Il n’est nullement nécessaire, également, de relater les conditions médiocres dans lesquelles travaillaient les membres des cabinets ministériels. État de fait qui ne pouvait que pénaliser le ministre, à qui il était quasi-impossible de recruter de bons profils capables de l’assister et ainsi de lui permettre de mener à bien les stratégies sectorielles.

Aussi, la qualité de certains profils nommés dans les postes supérieurs de l’état n’ont pas permis une révolution de l’administration. Ceci étant accentué par les conditions pécuniaires qui ne favorisaient que quelques cadres de l’administration publique au détriment du privé. Ainsi, il devient légitime à tout un chacun de mener une réflexion remettant en cause la procédure mise en place pour la candidature aux postes supérieurs et qui, à mon humble avis encore une fois, n’était pas suffisamment étudiée. D’ailleurs, la nomination d’un directeur d’établissement publique dans un autre établissement sans même passer par une candidature, en est une belle preuve.

D’autres ministres se sont également fait entrainer dans de « minables » combats marginaux avec, notamment, leurs ministres délégués. Des combats, qui ont généré de gros problèmes soit à titre d’exemple, la sorti du PPS du gouvernement qui était un allié de marque ayant une touche « gauchiste » que benkirane tenait à avoir dans le gouvernement. En effet, l’importance de cet allié pouvait s’accroître lors de la survenance des problème divisant la société marocaine comme ce qui a été le cas pour les cahiers de charges SNRT ou le PPS a joué un rôle très important et qui a démontré que le gouvernement est de droite avec un PJD conservateur mais aussi de gauche avec un PPS progressiste. Bref, un vrai coup de maître joué par Benkirane et perdu par Elothmani ,

 

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